
Souvent, pour s’égayer, les hommes du rivage
Prennent des ânes atroces, vastes chevaux amers,
Qu’ils triquent, indolores canassons sauvages,
Le soupir glissant sur leur gouffre ouvert.
À peine les ont-ils dérouillés sur les flancs,
Que ces rois de la dure, revanchards et veineux,
Laissent piteusement leur grande verge rance
Comme des chibrons traîner à côté d’eux.
Cet holsteiner membré, comme il est beau et seul !
Lui, naguère si sot, qu’il est lubrique et gai !
L’un fracasse son mec avec un brûle-fion,
L’autre exprime, en boitant, la douleur qui le tait !
L’homme est semblable à l’enculeur enculé
Qui vente, qui pète et souffre de l’archet ;
Enfilé sur le sol, au milieu des poneys,
Son anus béant l’empêche de marcher.